Article publié le 22/04/2010
Avec l'essor du e-Commerce, on assiste à une recrudescence des arnaques et autres fraudes au paiement sur les sites marchands.
Loin d'être anecdotiques, ces fraudes représentaient, pour le marché Français uniquement, plus de 100 millions d'Euros l'année passée.
Si ces chiffres peuvent paraître faibles au vue du volume des échanges commerciaux effectués sur le web et surtout anodins pour une grande société qui a la capacité de s'assurer contre ce type de fraude, il en est tout autre pour les TPE ou PME dont le Chiffre d'Affaires est uniquement généré par ce canal de vente.
En effet, le petit e-Commerçant a souvent investi des sommes importantes pour la mise en place de son activité sur Internet (création du site, communication, stock,...), rencontré des difficultés liées à son financement auprès de sa banque,... et n'a pas toujours l'assise financière pour se prémunir contre le paiement frauduleux et/ou les défaillances des entreprises en charge de la logistique (vols, grèves,...).
Une telle description du e-Commerce peut faire peur et décourager l'entrepreneur dans le lancement de son activité et pourtant la mise en place de certaines mesures peuvent permettre de conduire au succès sans trop de risques. Sachant que toute activité marchande, virtuelle (Internet) ou traditionnelle (boutiques par exemple), est confrontée un jour ou l'autre aux défauts de paiement ou fraudes (chèques impayés ou volés, faux billets, fausses cartes...), seuls ceux qui n'auront pas de clients, n'auront pas de problèmes.
En règle générale, une commande est composée d'un nombre «raisonnable» d'articles (sauf dans le cas d'une vente en quantité où l'acheteur cherchera sans doute à négocier les prix au préalable). Si le montant total dépasse de façon considérable les commandes habituelles, il est nécessaire de s'assurer de la solvabilité de l'acheteur. Évidemment, ce type de considération doit être adapté aux produits vendus (un caméscope HD est différent d'un lot de confitures,...).
De la même façon, le lieu de la livraison doit être considéré avec sérieux: si l'adresse désigne un parking d'une zone industrielle, il y a de fortes chances que la livraison et donc son paiement ne se déroule pas dans les meilleures conditions (dans le cadre d'une livraison entre contre remboursement par exemple).
Certaines commandes sont effectuées par des internautes situés dans des pays qui ont mauvaise réputation en matière de fraude: la Russie, certains pays de l'Europe de l'Est ou d'Afrique,... mais est-il nécessaire de se cantonner pour autant au marché français?
D'autres moyens existent pour se prémunir contre ces malversations: le paiement par chèque, les virements interbancaires, les cartes à numéro unique (e-carte bleue,...),... et pouvoir contacter le client par téléphone par exemple.
Enfin, il existe des tiers de confiance qui peuvent se charger de s'assurer du paiement de la commande. La seule contrainte: ceux-ci se rémunèrent par un prélèvement sur le montant de la transaction (Fia-Net, Ogone,...)
Bonnes ventes!